Lucie Férine et l’alcool

Là d’où je viens, malheureusement l’alcool fait autant de ravage que par chez vous… Le nombre de lutins qui boivent trop lors des fêtes est d’ailleurs en augmentation. Mais ce n’est pas du tout le sujet. (enfin l’alcool oui, pas les lutins)

Je vous le dis tout de suite, l’alcool et moi on est loin d’être copain! Je ne suis pas contre boire un petit verre de temps en temps (je ne dois même pas boire un verre d’alcool par mois), mais boire à outrance, non merci! Il y a des choses que j’ai vraiment du mal à comprendre, et boire à en être malade en fait partie.
J’ai la chance de pouvoir faire la fête sans avoir besoin de boire, j’ai aussi la chance (parce que oui c’est une chance) d’avoir la tête qui tourne après deux verres d’alcool (et même parfois un seul suffit), j’ai aussi la chance de savoir les dégâts que peut faire l’alcool.
On est tous plus ou moins d’accord: l’alcool c’est pas bien! Il ne faut pas en boire trop…

Depuis ma grossesse, je bois encore moins qu’avant… Il faut dire que déjà, à la base, je ne buvais pas beaucoup, mais les 9 mois d’abstinence pour le bébé (oui je préfère dire « pour » que « à cause »…) puis les mois d’allaitement, quand j’ai rebu un verre ça m’a directement fait tourner la tête…

Bref, je ne suis pas là pour parler de moi, mais plutôt de l’alcool donc. Parmi les choses que je ne comprends pas (à propos de l’alcool hein, parce que sinon je n’aurais pas assez d’un article pour évoquer tout ce que je ne comprends pas), il y a le fait de boire pour pouvoir faire la fête, celui de boire à outrance, celui de boire en étant enceinte ou en allaitant et le fait de se moquer de l’alcoolisme.

Je ne vais pas revenir sur le premier point, parce que finalement, il n’y a rien à en dire je trouve. Quant au fait de boire à outrance… J’en vois encore moins l’intérêt, parce qu’au final, on se retrouve malade/on ne se souvient plus de ce qu’on a fait/on fait des choses complètement idiotes et inconsidérées… Franchement l’intérêt est quand même fortement limité, non?
Pour ce qui est de boire en étant enceinte… Tous les médecins nous disent: 0 alcool durant la grossesse. Pourquoi le faire quand même? C’est trop dur de se passer d’alcool durant 9 mois? Il n’y a rien de mal à faire l’apéro avec un bon jus de fruits (et puis de toute façon, c’est meilleur pour la santé, alors…). Et puis même, quand on boit (trop souvent ou trop d’un coup) on ne met que sa santé en jeu… quand on est enceinte, c’est autre chose…

Mais le sujet qui je voudrais vraiment abordé ici, c’est l’alcoolisme. Il n’y a rien qui me hérisse plus que des gens qui rient de cette maladie, qui se moquent des gens qui en sont atteints. Parce que oui, l’alcoolisme c’est une maladie et pas une tare ou un vice. Un alcoolique ne choisit pas de devenir alcoolique. Par contre, il peut choisir de se soigner, et cela demande beaucoup de courage. Un alcoolique qui se soigne a besoin d’aide, de compréhension et certainement pas qu’on l’enfonce ou qu’on se moque de lui.
Bien sûr, il est « marrant » toujours bourré, toujours à raconter des conneries, à marcher de travers et à boire tout ce qui lui passe sous la main… Mais au fond de lui, il est mal, malheureux et qu’on se moque de lui ne l’aide pas à remonter cette pente.
ce qui m’énerve aussi beaucoup, c’est les clichés à deux balles qui sont véhiculés à propos de ça. Dans l’imaginaire collectif, un alcoolique bat sa femme et ses enfants, est au chômage et ne pense qu’à boire toujours et tout le temps parce qu’il a le vice dans le sang… Sauf que dans la réalité, c’est un peu plus compliqué que ça. Les alcooliques ne sont pas forcément méchants, ils peuvent aussi travailler comme les autres et encore une fois c’est une maladie…
Mais il y a pire… Il y a les gens qui se rendent compte que quelqu’un de leur entourage à un problème avec l’alcool, et qui plutôt que d’essayer de le soutenir/de l’aider/de le comprendre, le laisse s’enfoncer encore et toujours. Parce que le soutien est indispensable dans ce genre de maladie (comme dans toutes les autres). Et puis, si une femme (ou un mari) ou des enfants trouvent la force de pardonner et de soutenir un(e) alcoolique, je pense honnêtement que les autres peuvent suivre.
Pour finir, je voudrais juste dire, que l’alcoolisme est une maladie très répandue (même chez les jeunes), et que du moment où l’on ne peut pas se passer de son verre de vin en mangeant, ou de son whisky le soir en rentrant du boulot, c’est que quelque part il y a un problème.

Cet article fait suite à des propos entendu ça et là sur l’alcoolisme.
Vous avez tout à fait le droit de ne pas être d’accord, mais si vous avez un avis à donner merci de respecter celui des autres.

 

Lucie Férine

Lucie Férine et l’amour familial

Avant de vous parler de ce sujet qui me tient particulièrement à coeur, il parait qu’il faut que je me présente… Je n’aime pas trop ça, mais puisqu’il le faut…

Alors, je suis Lucie Férine (je le rappelle au cas où vous ne suiviez pas), je suis maman (mais pas que) et surtout je débarque dans votre monde que je ne comprends pas! Vous en apprendrez plus sur moi si vous me lisez ici… En attendant, laissez moi vous expliquer ce que c’est que l’amour familial pour moi (et mes semblables) parce que visiblement, par chez vous, certaines personnes ont de gros problème avec ce concept!

 

Attention, quand je dis « amour familial », c’est l’amour au sens large mais différent de l’amour que l’on peut ressentir pour son (ou sa) conjoint(e). Bref, là d’où je viens (n’insistez pas, pour le moment vous n’en saurez pas plus), l’amour ne se divise pas, il se multiplie! Alors oui, comme ça, c’est facile à dire… Mais je vous assure que c’est aussi facile à faire! Chez nous, plus il y a d’enfants plus il y a d’amour. Je sais très bien que dans certaines familles de votre monde, c’est pareil. Mais, ce que j’ai vu c’est derniers temps m’a aussi montré que certaines personnes ne fonctionne pas comme ça.

Il y a d’abord les gens qui font des différences entre leurs enfants (ou petits enfants). Par exemple, l’un aura un cadeau d’anniversaire et pas un autre; ou encore, l’un aura un coup de fil hebdomadaire et l’autre n’aura jamais de nouvelles (ça marche aussi avec des petites lettres/cartes postales)… Je trouve ça affligeant et j’avoue ne pas comprendre le pourquoi du comment. En quel honneur, l’un de mes enfants mériterait un cadeau d’anniversaire et pas l’autre?

Il y a aussi, les gens (parfois les mêmes), qui décrètent que « maintenant que tu as des enfants, tu n’as plus besoin de cadeaux » (ou tu en auras moins). Là d’où je viens, quand il y a un membre en plus dans la famille, les autres n’en pâtissent pas. Là d’où je viens, ce n’est pas parce que tu es papa ou maman que tu ne reçois plus aucune marque d’affection/d’attention… Il ne me viendrait jamais à l’idée de ne pas offrir de cadeaux, de ne pas montrer à mes parents que je les aime sous prétexte que nous existons, que mes enfants existent ou je ne sais quoi!

Il y a aussi les gens qui cumulent les deux. Je m’explique… Prenons un exemple concret: c’est votre anniversaire, tous les ans vous recevez quelques cadeaux, vous faites un bon repas (la routine quoi). Cette année, vous ne recevez pas de cadeaux par contre vos enfants et vos frères et soeurs en reçoivent… Et on vous sort un magnifique « toi t’as rien, parce que maintenant t’as tes gosses, alors je fais pour eux ». Comment ne pas se sentir mis à l’écart? Surtout que à partir d’un certain moment (plus ou moins avancé dans le temps suivant les gens), le fait de fêter son anniversaire n’est pas forcément un moment agréable à la base et que toutes les petites attentions sont les bienvenues.

Il est à noter, que la plupart des gens qui font ce genre de choses ne supportent pas eux de ne pas recevoir de cadeaux à Noël par exemple, et sont les premiers à critiquer et à dire « tu te rends compte, elle m’a même pas fait de cadeau à Noël… » ou encore « tu te rends compte, elle m’a même pas envoyer une carte quand elle est partie en vacances… »

Alors, je suis consciente que dans cet article je parle beaucoup de cadeaux. Je ne suis pas quelqu’un de matérialiste, juste je trouvais que les cadeaux illustraient bien ce que je voulais dire. Mais tout cela est valable pour des marques d’affections, des bisous, des calins, des coups de téléphone « juste comme ça »…

Jamais, je ne pourrais me résoudre à faire ce genre de choses. Chez moi, tout le monde est logé à la même enseigne. Mon amour ne se divise pas, il se multiplie!

 

Lucie Férine