Il faut laisser pleurer les bébés… ou pas

Chacun fait ce qu’il veut avec ses enfants, on est bien d’accord! Mais chez moi, on ne laisse pas pleurer les bébés! Surtout quand ils sont tous petits comme Petite Fraise. J’accoure dès qu’elle pleure parce que j’estime qu’elle a besoin de moi. Même si, comme elle vient de le faire à l’instant, il s’agit uniquement de faire un câlin. Elle a besoin de contact et c’est normal,  non? Elle a quand même passé 9 mois bien au chaud dans mon ventre, elle ne peut pas se détacher de moi comme ça… Et puis en plus, depuis deux semaines et demi, ses dents l’embêtent…

Si je vous parle de ça aujourd’hui, ce n’est pas pour faire des polémiques à deux balles rassurez vous, mais plutôt parce que je n’arrive pas à comprendre certaines choses en fait…

Je vous explique, il y a un petit moment déjà, une ancienne copine de lycée a eu un bébé. Jusque là rien d’anormal et de choquant, on n’est bien d’accord. Ce qui m’a par contre beaucoup plus choqué c’est son statut facebook deux jours après l’accouchement alors qu’elle était toujours à la maternité: « J’ai trop mal dormi cette nuit, le bébé a beaucoup pleuré et il pleure toujours beaucoup. Mais je veux pas l’habituer à être dans les bras, alors je suis bien obligé de le laisser dans son berceau. » S’en suivait des commentaires qui lui donnaient raison, lui disant qu’il fallait pas céder aux caprices du petits… J’ai vraiment cru à une blague au début… Mais pas du tout en fait! Elle était sérieuse! Elle ne voulait pas donnait de manières à son enfant en le prenant dans ses bras alors qu’il n’avait que deux jours! Et honnêtement, des caprices à deux jours?? Je veux bien beaucoup de choses, mais là faut pas pousser mémé dans les orties…

Alors, je veux bien que chacun fasse ce qu’il faut hein, mais nom d’une pipe (j’aurais aussi pu dire saperlipopette, j’aime bien les mots/expressions comme ça, mais c’est une autre histoire), un enfant qui a passé 9 mois dans le ventre de sa mère à besoin de contact quand il sort!

Même nous adultes, nous avons besoin de contact, d’attention… alors pourquoi le refuser à un enfant, à son enfant?

Ici, c’est câlin à volonté pour mes deux filles et ce depuis leurs naissances. Je ne vois pas pourquoi je comblerais pas ce besoin (parce que oui, n’en déplaisent à certains, il s’agit bel et bien d’un besoin).

Alors, non je ne laisse pas mes filles pleurer mais pour autant Princesse AAA n’est pas capricieuse (pour Petite Fraise, seul l’avenir nous le dira). Elle ne se roule pas par terre, ne tape pas du pied quand elle n’est pas contente… Pour tout vous dire, le terrible two dont tout le monde parle, je ne l’ai même pas connu. Elle a bien eu la période du non, mais ça n’a pas été si horrible. Bien sûr, elle fait des crises comme tous les enfants (comme tout le monde devrais-je dire), mais accepte très bien que l’on dise non si on lui explique pourquoi. Elle accepte d’attendre. La seule chose c’est lui expliquer, là aussi, pourquoi elle doit attendre, et après tout c’est bien normal non?

Je sais que j’ai de la chance parce que mes filles ne sont pas des grosses pleureuses. Elles ne pleurent/pleuraient que très rarement. C’est peut-être pour ça que c’est plus facile pour moi. Mais quand même, ce sont des choses que je ne comprends pas. Comment peut-on laisser en bébé/enfant dans sa détresse? Il y a, je pense d’autres méthodes que de laisser pleurer…

Ici, après avoir fait les vérifications d’usage (faim/soif/bobo/couche sale) on fait un câlin, ou on joue avec des peluches ou le tapis d’éveil… Je la prend en écharpe, on va promener… Ce ne sont pas des méthodes miracles, je n’ai pas la science infuse. Mais je suis sûre d’une chose: un bébé qui pleure a besoin que l’on s’occupe de lui!

Emi’lit

Savoir se faire confiance!

Je n’ai pas une confiance en moi énorme, bien au contraire d’ailleurs! Néanmoins, s’il y a bien un domaine où je me fais confiance c’est quand il s’agit de mes filles. Je n’ai pas la science infuse, je n’ai pas fait d’étude en rapport avec les enfants, ni d’études de médecine, mais jusqu’à présent je pense avoir raison de me faire confiance!

Je suis loin d’être la maman parfaite et bien sûr je fais des erreurs mais je me fais confiance et je me dis que je connais bien mes filles pour savoir/ressentir certaines choses. D’ailleurs, s’il y a bien un truc qui me gonfle c’est qu’on mette ça en doute sans vraiment prendre la peine de m’écouter…
Bon, là vous sentez le ptit coup de gueule, me trompe-je?

Il y a une chose qui m’a gonflée au plus haut point ses deux derniers moi: que des professionnel de santé remette en cause ce que je leur disait à propos de ma fille sous prétexte que eux savent vu qu’ils ont fait des études…

La première fois, c’était à la maternité. La deuxième ou troisième nuit, Petite Fraise a beaucoup pleuré (de 21h à minuit quasiment). J’ai essayé plein de choses pour la calmer mais rien ne marchait. Du départ, j’ai pensé que c’était sa tête qui lui faisait mal. Elle avait quand même une sacrée bosse et un hématome impressionnant qui saignait un peu parfois et qui a quand même duré 21jours… J’en ai parlé donc à la sage-femme et l’auxiliaire de puériculture quand elles sont passé me proposer la tisane dégueu au fenouil. Bref! Elles m’ont assuré que ce n’était pas ça car elle pleurait même dans mes bras… « Ce sont des coliques » qu’elles m’ont dit. Je n’ai pas insisté et Petite Fraise a fini par se calmer et par s’endormir dans mes bras! Le lendemain, la même équipe m’a assuré que ma montée de lait n’était pas encore faite alors que j’affirmais le contraire… Genre je ne sentais même pas ce qu’il se passait dans mon propre corps!
Au changement d’équipe, quand je suis allé donner le bain à Petite Fraise, la première chose que l’auxiliaire de puériculture m’a dit c’est « waouh! elle est bien faite votre montée de lait! »… Et quand j’ai vu le pédiatre, il m’a assuré qu’elle devait avoir effectivement mal à sa tête la veille. A peine il l’a touchée, elle a hurlé… J’aurai dû me battre pour qu’il lui donne quelque chose…

La deuxième fois, c’était la semaine dernière lors du contrôle technique de Petite Fraise. La docteur me demande comment ça se passe. Je lui répond que tout va bien, l’allaitement roule, elle dort la nuit de 21h30 à 4h30 du matin, qu’elle est bien éveillée et tout… mais que par contre ça fait une semaine qu’elle a ses dents qui la travaillent! Elle m’a dit que ça serait étonnant vu qu’elle n’a que deux mois… Je lui explique donc pourquoi je dis ça (ben oui je dis pas ça comme ça histoire de causer): elle bave des litres et des litres, se bouffent la main à longueur de temps, est ronchon et a les joues un peu rouges. Elle a fini par regardé et m’a dit « ah bah oui! elle double les gencives là! ça travaille en effet! ». Elle m’a quand même rajouté un « c’est rare! » comme pour se justifier de ne pas m’avoir cru!

Je veux bien accepter et comprendre que je ne sais pas tout (et encore heureux d’ailleurs), je veux bien accepter et comprendre que le personnel de santé a fait des études et sais tout un tas de choses que je ne sais pas… Mais il serait peut aussi temps que certains comprennent que nous connaissons nos enfants et qu’il faut savoir nous écouter beaucoup et nous faire confiance un peu…
Parce que, oui, là je parle de moi… Mais toutes les mamans en général connaissent leur(s) enfant(s) et devraient s’écouter un peu plus et se faire confiance. On sent bien quand nos enfants ne sont pas bien je pense (je ne parle pas ici de mal-être qui sont parfois difficile à déceler hein), on sent bien quand le comportement de notre enfant chance, quand il y  un truc qui cloche… aussi petit soit-il. Il faut parfois savoir ne pas écouter ce qui se dit autour de soi, non?

Pour ce qui est de mes filles, je continue de me faire confiance et pour le moment, ça nous réussit bien!

 

Et chez vous, les médecins et autres personnels de santé vous écoutent-ils? vous font-ils confiance?

 

Emi’lit

Une mère?

La semaine dernière, lors d’un repas, j’ai été choquée par l’attitude d’une « mère » envers son enfant. Oui, j’ai bien mis des guillemets à mère… parce que même si elle l’a mis au monde, on ne peut pas dire qu’elle soit une mère pour cet enfant. J’ai conscience que ce que j’écris est dur et que ce n’est pas bien, mais en même temps que dire d’une mère qui laisse hurler son enfant, qui ne s’occupe pas de lui et qui le traite de « ptit con » à longueur de journée?

Son enfant a fait des caprices (se jeter par terre parce qu’on lui dit non, et hurler jusqu’à ce qu’on lui dise oui, c’est un caprice pour moi), a bousculé Princesse AAA, l’a empêché de jouer en lui prenant tous les jouets… A midi, il ne voulait pas manger seul, préférant faire le zouave avec ma fille…et bien il n’a pas mangé! (je précise que ma fille non plus ne voulait pas manger seule, nous l’avons fait manger…)  De toute la journée, elle ne lui a pas changé une seule fois la couche. Elle préférait s’occuper de son nouveau mec plutôt que de son fils qui pleurait dès qu’elle partait. Comme je l’ai dit plus haut, elle passe son temps a le traiter de « ptit con » (ma chère maman l’a d’ailleurs reprise en lui disant qu’il ne fallait pas traiter son enfant comme ça…). Les seuls fois où elle s’est occupée de lui, c’était pour une fessée… (et elle a parut choquée quand je lui ai dit que Princesse AAA n’avait pas de fessée en cas de bêtises, mais qu’elle allait au coin ou était punie…).

J’ai essayé de parler à cet enfant, pour le consoler, pour lui expliquer qu’il fallait se calmer et jouer tranquillement…mais je n’ai lu que de l’incompréhension dans son regard! Cet enfant de 2ans, ne comprend pas quand on lui parle. Il ne parle lui même que très peu (maman, mamie, papi, chien, peur, mouille). Quand ma fille a voulu que je lui raconte une histoire, il est venu avec nous. Sa mère m’a assuré qu’elle lui en lisait tous les jours et qu’il avait l’habitude. Mais, au bout d’une phrase, il partait déjà, ne comprenant pas, voulant m’arracher le livre des mains. J’ai fini l’histoire, comme à mon habitude en modulant le son de ma voix pour l’adapter à l’histoire/aux personnages, sa mère m’a regardé comme si j’étais folle…

Quand aux jouets, j’avais pris Ady et le dingo de Princesse AAA, me disant qu’ils joueraient ensemble avec les jouets du petit… Et bien non… Il est censé en avoir des caisses pleines, mais là il n’en avait aucun (à part une vieille poupée ayant appartenu à sa mère et trois lego).

 

Que ce soit les caprices, le fait de ne pas parler, de ne pas comprendre etc, je sais bien que ce n’est pas la faute du petit. Si on ne lui parle pas, si on ne lui explique rien, si on ne joue pas avec lui, comment pourrait-il être éveillé? Comment pourrait-il être un petit de 2ans comme les autres?

 

Je ne prétends pas être la meilleure des mères du monde, et je fais comme tout le monde des erreurs… Mais je m’occupe de ma fille, tout comme n’importe quelle mère (enfin c’est ce que je pensais jusqu’à ce week end). Il a toujours été important pour moi de jouer avec Princesse AAA, de lui lire des histoires, de lui expliquer les choses (même 10 fois de suite quand c’est nécessaire)… Cet enfant, ne me semble pas heureux. Il fait ça, dirait-on, pour que l’on s’occupe de lui… et ça me fait vraiment de la peine.
J’espère vraiment qu’elle se rendra compte un jour que son fils a besoin de sa mère, a besoin d’attention et d’amour…

 

(j’ai conscience que cet article est un jugement sur cette personne, mais j’ai dit les choses comme je les ressens…)

 

Emi’lit

Un ptit coup de gueule?

ça fait un moment que je n’ai pas râler… Dans la vie, je suis une grande râleuse (ceux qui me connaissent le savent bien). Mais il arrive que, parfois, je ne râle pas pour rien…
Bref, ce samedi, nous sommes allés faire un tour à la grande ville Mon Cher et Tendre, Princesse AAA et moi. Jusque là, rien d’anormal. Nous avons commencé par aller faire les magasins un peu (afin notamment d’acheter une partie des cadeaux de Noël de la demoiselle). Puis après un petit passage par la case « mangeons » nous avons décidé d’aller en centre ville.

Princesse AAA a fait du manège (pour la première fois), nous avons fait les magasins encore (repérage pour cadeau de Noël) puis nous sommes rentrés. Et c’est là qu’est arrivée la première chose qui m’a un peu énervée. Pour aller récupérer la voiture, nous avons pris le tramway. Il y avait derrière moi une bande de dames d’une cinquantaine d’années, qui m’ont presque bousculée pour vite aller s’asseoir avant moi. Je suis donc restée debout, une main sur mon ventre à entendre qu’une place se libère. Mon Cher et Tendre a râlé, n’a cessé de me demander si ça allait en caressant mon ventre. Si bien que l’une des « vieilles » m’a demandé, penaude, si je voulais sa place…

Après, nous nous sommes arrêtés au supermarché acheté de quoi manger pour le dîner. Et là à la caisse, j’en aurais bien claquée une autre de vieille… (oui en ce moment j’ai de grandes envies de claques quand on m’embête… Mais vous remarquerez que j’arrive à rester polie). Bref, on va avec nos 4 articles à la caisse prioritaire (pas dans le but de passer devant les gens mais parce que c’était la caisse la plus proche et où il n’y avait presque personne). Devant nous, un couple de personnes âgées (avec un caddie qui pouvait nourrir tous les pensionnaires d’une maison de retraite). La femme me voit avec mon gros bidon et là, elle regarde son mari et lui balance « Surtout la regarde pas, elle voudra passer devant ». Franchement je l’ai pas super bien pris. Parce que d’abord je ne demandais rien à personne. Je ne voulais pas passer devant tout le monde (enfin si on m’avait gentiment proposé de passer devant, je n’aurais pas dit non hein), je voulais juste qu’ils se dépêchent de libérer le passage afin de rentrer chez moi!
J’ai su resté très calme et stoïque. Juste après, une autre femme arrive derrière nous, avec sa fille en fauteuil roulant. Elle est passé devant la femme derrière nous et a commencé à vouloir nous demander de laisser la place. Sauf que quand je me suis retournée et qu’elle a vu mon gros ventre, elle n’a pas osé et s’est contenté de râler dans son coin….

 

Bref, tout ça m’a un peu énervée. Certes je ne suis pas malade, je suis juste enceinte. Je ne demande pas de traitement de faveur et tout comme pour ma première grossesse, du moment où j’aurais du mal, je ne ferais plus les courses. Mon Cher et Tendre est assez grand pour aller faire les courses seul, et honnêtement, si c’est pour tomber à moitié dans les pommes ou je ne sais quoi, je ne vois pas l’intérêt d’y aller. Mais pour le moment, ce n’est pas le cas! Alors oui, j’ai un gros ventre! Oui j’aimerais pouvoir m’asseoir dans les transports en communs (et ma fille aussi)! Oui j’aimerais qu’on ne me regarde pas comme une pestiférée tout ça parce que j’attends un enfant.

Je ne comprends pas certaines réactions. Quand je ne suis pas enceinte, je me mets rarement à la caisse prioritaire (sauf s’il n’y a personne) et je laisse volontiers ma place à quelqu’un qui ne peut pas attendre longtemps debout par exemple.
Je ne dirais pas que ça m’a gâché ma journée, mais ça nous a passablement énervée Mon Cher et Tendre et moi.

 

Et vous quand vous étiez enceinte, les gens étaient comment avec vous?

 

Emi’lit

Je suis une MAUVAISE mère…

enfin, d’après ma gynécologue hein (peut-être n’est-elle pas la seule à le penser ceci dit).
Bref, aujourd’hui j’avais rendez vous pour la deuxième échographie obligatoire (la 5ème en fait pour moi). J’avoue que les échos j’en ai un peu ma claque, mais que je suis quand même contente d’avoir vu mon bébé (qui va d’ailleurs très bien).

A la fin de l’échographie, j’ai eu le droit à une prise de tension (qui s’est trouvé être un peu basse, du coup à moi les bas de contention…), à la montée sur la balance (j’aurais pris 2kg depuis la dernière fois, mais comme j’en avais perdu 5, ce n’est pas très grave), et un petit entretien à base de « comment vous sentez-vous? ». Alors déjà, elle m’a appris un scoop! Si je suis fatiguée c’est parce que (attention vous n’allez pas en croire vos yeux) je dors mal la nuit! Je m’en serais pas douté… Vous non plus avouez!
Ensuite, en regardant mon dossier, elle se rend compte que je fais un diabète gestationnel (enfin ça c’est ce qu’ils veulent absolument croire puisque même la diabétologue parle seulement d’un risque…). Bref, elle me demande donc si je fais mon régime. Je décide de répondre honnêtement que non je ne le fais pas puisque mes tests sont normaux donc je me prive pas (tout en mangeant correctement hein, je m’empiffre pas…). Ben finalement, j’aurais dû mentir tiens! Elle m’a limite traité de mauvaise mère. M’a balancé que je devais arrêter TOUS les sucres rapides, parce que ça de toute façon on en a pas besoin pour vivre. Quand j’ai essayé de lui expliquer qu’en fait la première prise de sang qui leur a fait dire que j’avais un diabète gestationnel était faussé (oui, maintenant plus de test au glucose, on se base sur UNE prise de sang faite en début de grossesse) et que tout allait bien, elle m’a incendié. Il ne faut pas manger de sucre! Que des sucres lents et si je suis pas bien c’est que je n’en mange pas assez (oui ben je mange surtout ce que je peux hein, j’ai l’estomac d’un moineau en ce moment). D’ailleurs, vu mon poids, je dois bien trop manger (ben oui je suis grosse donc c’est que je mange beaucoup, non? et surtout ce qu’il faut pas en plus…). Et comme je ne réagissais pas plus que ça (en fait je tentais de me calmer pour ne pas lui gueuler dessus comme je l’avais déjà fait avec la diététicienne), elle a fini par me balancer: « un diabète gestationnel c’est très grave! Une hyperglycémie ou une hypoglycémie peut aboutir à une mort foetale! Les diabétologue, ils s’en fichent, ils sont pas là quand on reçoit les mamans avec un foetus mort dans le ventre! ». Est ce que c’est réellement la meilleure chose à dire à une future maman? Je ne suis pas sûre!
Ensuite, elle m’a demandé le poids de Princesse AAA à la naissance. Je lui ai dit qu’elle pesait donc 4,200kg alors qu’elle m’avait prévu un bébé 3,300kg. Jusqu’à maintenant, elle m’a toujours dit qu’elle aurait dû faire une écho complémentaire sur la fin… Aujourd’hui, elle m’a dit « non mais c’est normal, votre peau est trop épaisse, du coup on voit mal et les mesures sont faussées ».  C’est marrant comment un discours peut changer en si peu de temps…
D’ailleurs, mon poids est aussi une des raisons pour lesquels je ferais du diabète gestationnel.

 
Donc si on résume:
– je suis grosse (genre je le savais pas avant qu’elle me le fasse remarquer)
– je mange n’importe quoi
– la diabétologue ne connait pas son travail
– je dois manger de tout mais mais je n’ai pas le droit: à la charcuterie, à la viande saignante, au poisson cru, au fromages au lait cru, aux fruits et aux sucres rapides en général (et j’en oublie surement)! Par contre des féculents à fond!
– je suis une mauvaise mère qui s’en fiche si son bébé meurt in utero.

Du coup, soit je change de gynécologue et donc de maternité pour le prochain (à la base on voudrait trois enfants), soit il n’y aura pas de troisième enfant…
Aujourd’hui, je déteste être enceinte et je déteste ma grossesse!  Pourtant, malgré tous les petits maux, jusqu’à ce matin, j’étais heureuse d’être enceinte… Mais là, j’ai plus envie! J’espère juste arriver sereinement jusqu’à fin janvier (où de toute façon, gros bébé ou pas, diabète ou pas, il faudra que je m’attende à souffrir longtemps avant de voir ma fille…).

 

Désolée pour cet article sans doute un peu décousu…

Emi’lit

Loin des yeux, loin du coeur…

Quand nous avons décidé de devenir propriétaire, nous avons fouillé sur internet (pour commencer) à la recherche de LA maison idéale. Oui, je vous l’accorde nous vivions dans l’utopie à l’époque… Mais, nous nous sommes vite aperçu que cette maison là n’existait pas vraiment, compte tenu du petit budget que nous avions (et oui, il n’y a que Mon Cher et Tendre qui travaille, moi je vous les rappelle, je suis une flemmarde de femme au foyer). Bref, après nous être rendu compte du marché immobilier dans notre secteur, nous avons couru les agences immobilières. Nous avons vu des agents immobiliers qui ne s’occupaient presque pas de nous parce que notre budget n’était pas assez élevé pour eux (alors qu’on avait repéré des maisons dans leur agence), d’autres qui malgré nos exigences nous ont fait visiter n’importe quoi (la seule vraie exigence que l’on avait c’était: des travaux OK mais pas de gros oeuvre), et d’autres qui étaient désolés de ne pouvoir nous aider dans nos recherches. Mais le tout premier que l’on a vu, a été juste génial et c’est la première maison que l’on a visité qui nous a plu! Finalement LA maison elle existait! Il y avait (et a encore) beaucoup de travaux mais c’était juste ce qu’il nous fallait. Assez de place pour tout le monde (oui on voudrait trois enfants, et on veut pas déménager encore), de la place pour une bibliothèque pour moi et de quoi faire un bureau où je pourrais accueillir mes clients (je rappelle que je suis aussi écrivain public même si pour le moment je n’exerce pas). Bref, notre maison, notre nid d’amour, nous l’avons trouvé! Elle est loin d’être parfaite pour le moment, mais quand tout sera fini, on aura un vrai palace (enfin à nos yeux, et finalement c’est le principal).

Bref, pourquoi je vous parle de tout ça? Tout simplement parce que quand on a acheté cette maison, on a voulu avoir un petit coin pour quand des gens viendraient, qu’ils aient de la place pour dormir. Quand on pensait à l’aménagement de la salle à manger par exemple, on réfléchissait à comment avoir la place de mettre une grande table pour pouvoir faire des repas avec la famille ou les amis… Et puis finalement, depuis qu’on a déménagé, il y a deux ans aujourd’hui, on se rend compte que personne ne vient nous voir. Alors, oui, la maison n’est pas forcément des plus accueillante puisque nous sommes en plein travaux… Mais nous avons une table et des chaises pour manger, j’ai une cuisine qui fonctionne (même si elle est loin d’être fonctionnelle et en bon état), on a une chambre d’amis qui est propre et nous vivons dans une magnifique campagne (ce qui fait qu’on est pas obligé de rester enfermés à 10 dans une petite pièce). Certaines personnes de ma famille ne sont jamais venues, d’autres ne sont venues qu’une seule fois, d’autres encore promettre de venir pour au final ne jamais venir…
Parfois, je me dis que les choses changeront quand la maison aura plus fière allure… Mais au final, je sais que ça ne changera rien. Si les gens ne font pas d’effort pour venir maintenant (parce que pour eux il s’agit bien d’un effort), ils ne le feront pas plus tard… Et puis de toute façon, s’ils attendent la fin des travaux, ils ne sont pas prêts de venir… Parce que Mon Cher et Tendre doit tout faire tout seul. Et même s’il n’y a pas de gros oeuvre, les fenêtres à changer, l’isolation à faire etc, en plus de son travail, ce n’est pas facile tous les jours… Mais comme pour le reste, il ne faut pas espérer d’aide! Mais au final, ce n’est pas grave, car quand tout sera fini, on sera fier de nous, et on sera content de se dire qu’on y est arrivé tout seul (parce que après la grossesse, je compte bien l’aider).

En prenant en considération toutes ces choses, et aussi le fait que notre voiture est en fin de vie, nous avons décidé de faire comme les autres: nous ne bougeons plus de chez nous. Ceux qui veulent nous voir savent où nous vivons et savent que notre porte est toujours ouverte aux gens qu’on aime. Et dans 4 mois, il y aura un nouveau membre dans la famille, si ces personnes veulent le voir, il faudra se déplacer. Ce qui est dommage, c’est que Princesse AAA en arrive à oublier certaines personnes de la famille (alors qu’elle se souvient parfaitement du papa de Mon Cher et Tendre qui est décédé alors qu’elle n’avait que un an et demi…).

Sur ce, et parce que je suis sûre que je ne suis pas la seule à vivre ce genre de choses, je vous invite à en parler dans les commentaires. Par contre, on évite les leçons de morale ou les promesses à deux euros cinquante, merci!

(je tiens quand même à préciser, que la plupart de mes vraies amies ne sont pas concernées par cet article, même si on ne se voit pas aussi souvent que ce qu’on voudrait)

Emi’lit

Alors, c’est un garçon ou une fille?

J’aurais aimé avoir la surprise le jour de l’accouchement, mais, d’un autre côté, je suis bien trop curieuse pour attendre janvier. Et puis, pour préparer l’arrivée de ce bébé, cela nous paraissait plus simple en sachant le sexe. Alors, lors d’une échographie pour contrôler les reins du bébé, quand ma gynéco m’a proposé de savoir le sexe, j’ai dit oui. A la base, le sexe du bébé n’avait vraiment aucune importance. Moi, tout ce que je veux, c’est un bébé en bonne santé, après garçon ou fille, ça ne change pas grand chose.

Quand les gens de mon entourage on su que nous savions le sexe du bébé, on nous a forcément demandé. Nous l’avons dit très volontiers, autant parce que ça leur faisait plaisir de savoir, autant pour éviter de se retrouver avec des pyjamas verts ou oranges le jour de la naissance… Mais finalement, les réactions des gens on parfois été bizarres…

D’abord, on a eu le droit à « Je suis tellement heureux(se) que ça soit une fille… enfin si ça avait été un garçon on l’aurait aimé quand même mais bon c’est mieux une fille ». Euh… Je vois pas trop ce que ça change que bébé soit un garçon ou une fille…
On a aussi eu un magnifique « pfffff… (gros blanc) vous auriez pas pu nous faire un garçon, non? » Alors, déjà pour commencer, on a pas choisi hein (et d’ailleurs si on avait dû choisir on aurait été bien embêter). De deux, si t’es pas content(e), ben à la limite je m’en fiche un peu. Et puis c’est ma fille, tu commence pas à l’embêter alors qu’elle est toujours au chaud dans mon ventre et qu’elle te demande rien.
J’ai aussi entendu « t’es comme ta mère toi, tu sais pas faire les garçon, ça doit être dans les gènes » assorti d’un non moins magnifique « moi au moins j’ai du bol, j’ai eu un garçon! ». Alors là, honnêtement, j’ai pas vraiment gardé mon sang froid, j’avoue… J’ai un peu beaucoup houspillé la demoiselle. Elle a bien essayé de se reprendre mais  le mal était fait. (Elle aurait pris une autre engueulade après avoir voulu juger la façon dont je compte m’occuper de la petite à naître…).

J’avoue ne pas comprendre ces réactions, toutes aussi bêtes les unes que les autres.

Heureusement, il y a des gens qui ont eu des réactions plus « normales », du style « C’est cool mais bon ça change pas grand chose hein! » ou encore « elle est en bonne santé? parce qu’après tout c’est le principal ».

 

Tout ça pour dire, que je reste sur ma position, garçon ou fille, il n’y a pas de différence pour moi. Je suis heureuse d’attendre une fille comme j’aurais été heureuse d’attendre un garçon. Parce que si on y réfléchi bien, que ce soit une fille ou un garçon, il faudra bien l’élever, il ira à l’école, il tombera, aura des bleus, sera parfois malade… Puis plus tard, il tombera amoureux, aura sans doute quelques chagrins d’amour, fera des études (ou pas), trouvera un travail, fondera une famille (ou pas d’ailleurs)… La seule chose qui change au final, c’est que l’un des deux fait pipi assis et l’autre debout (quoique certains garçons font pipi assis…)!

 

Pour vous, c’est important tout ça?

 

Emi’lit